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Publié le 24/03/2021

Si ce PTGE emporte une ambition partagée pour la gestion de l’eau sur l'axe Allier et Chaîne des Puys, une motion contraire de décembre 2020, envoyée entre autre aux élus des structures associatives de pêche et de protection du milieu aquatique la remet en cause dans ses fondements.

Copyright SAGE - Allier-aval Copyright SAGE - Allier-avalÀ partir des principes fondamentaux posés par l’instruction gouvernementale du 7 mai 2019, et sur la base du diagnostic des conclusions à intervenir de l’étude «gestion quantitative» dite HMUC(1) (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat), un Projet de Territoire pour la Gestion de l’Eau sur l’axe Allier et Chaîne des Puys a été lancé.

Si celui-ci emporte une ambition partagée pour la gestion de l’eau pour ce territoire, une motion contraire de décembre 2020, envoyée entre autre aux élus des structures associatives de pêche et de protection du milieu aquatique la remet en cause dans ses fondements.

Objectifs annoncés du PTGE ? Co-construire un programme d’actions pour permettre la mise en adéquation des besoins et des ressources en eau :
• en anticipant des impacts du changement climatique,
• en respectant la bonne fonctionnalité des systèmes aquatiques et une gestion équilibrée des ressources en eau.

Les parties prenantes sont désignées pour participer à ce nouveau PTGE : acteurs du milieu agricole, collectivités locales, industriels, acteurs de l’eau et de protection des milieux. La réunion de lancement s’est tenue le 11 décembre 2020. Jean-Paul Doron, président de l’Union des Fédérations du Bassin Loire-Bretagne et représentant des structures associatives de la Pêche de Loisir au Conseil d’Administration du Comité de Bassin Loire-Bretagne est alors désigné par les trois fédérations départementales des territoires concernées (Allier, Haute-Loire et Puy de Dôme) pour les représenter sur la réunion de lancement. Le bilan de ces premiers échanges est mitigé avec des propos malvenus à l’encontre de Jean-Paul Doron désigné publiquement illégitime dans son rôle de représentant des territoires ! Aussi, pour ne pas en rester là et nourrir le fond du débat, Jean-Paul Doron et les trois fédérations départementales ont réitéré par écrit les arguments avancées des structures agréées de protection des milieux aquatiques.

Ils affichent ainsi plus particulièrement leur refus, face aux positions défendues par des représentants consulaires, agricoles et industriels, d’augmenter les prélèvements et retenues d’eau. Les fédérations départementales de l’Allier, Haute-Loire et Puy de Dôme soulignent également leur retour d’expertise sur l’impact répété et constaté des années de sécheresse sur les différents usages et notamment sur la ressource en eau potable. « Les phénomènes de sécheresse sont accentués par les prélèvements jusqu’à la mise à sec des cours d’eau et engendrent un effondrement de la biodiversité des milieux aquatiques».

Ces éléments ne sont pas des prévisions mais bien des réalités constatées depuis plusieurs années dans les départements. Au cours de son exposé du 11 décembre 2020, Jean-Paul Doron s’appuie sur les études menées par les associations agréées sur le terrain, réitérant le caractère indispensable et incontournable à prendre en compte, celui des considérations de protection et de résilience du milieu aquatique. « Créer ou réhabiliter des retenues sur cours d’eau est clairement une maladaptation ».

Le président de l’Union des Fédérations du Bassin Loire-Bretagne indique en référence à cette vision les arguments de spécialistes comme Christian Amblard, (directeur de recherche honoraire au CNRS, vice-président de Greffe - Groupe scientifique de réflexion et d’information pour un développement durable). Ce dernier va plus loin et évoque une « hérésie totale de faire passer en surface les ressources en eaux souterraines, qui assurent une humidification généralisée des sols »(2). C’est donc sur la base d’expériences compilées sur le terrain et documentées par de nombreux articles scientifiques, que les associations agréées insistent sur le constat que les retenues d’eaux constituent parmi les plus fortes perturbations des milieux aquatiques et de la biocénose(3) associée.

Ces retenues d’eau proposées sont donc une solution à court terme pour permettre de repousser la crise actuelle de l’eau, mais pour combien de temps ? Le débat ne devrait-il pas s’ouvrir sur un changement des pratiques et usages d’utilisation de la ressource en eau soumise à des conditions climatiques qui nous rattrapent? Des réponses et des solutions durables restent à construire rapidement, notamment en privilégiant les solutions fondées sur la nature. La gestion de la ressource en eau porte des enjeux lourds de conséquence pour tous. Les associations départementales agréées et l’Union des fédérations des bassins Loire-Bretagne ont donc respectivement interpellé la Région et la préfecture du Puy de Dôme pour rappeler l’importance de construire durablement la gestion de la ressource en eau dans un intérêt commun. Tels doivent être les objectifs et ambitions du PTGE.

sources //
(2) extrait parus dans le journal Le Monde du dimanche 30 août 2020.
(3) déf. biocénose : en écologie, c’est l’ensemble des êtres vivants coexistant dans un espace écologique donné, plus leurs organisations et interactions. Ensemble, le biotope et la biocénose forment un écosystème

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